Ere nouvelle. (05)
J'ai vu les armes qui se levaient lentement,
Alors j'ai aussi levé les yeux vers le ciel.
Ce faisant, j'ai aperçu un enfant charmant
Qui se cachait d'une manière naturelle.
.
J'ai ressenti l'impact de la première balle,
Mon épaule me lançait, je restais debout.
Je sentais la douleur mais je n'avais pas mal
Et j'espérais qu'il en soit ainsi jusqu'au bout.
.
Ma dernière vision serait ce doux visage,
Mais il ne fallait pas que je tourne la tête.
Je fermais les yeux, en attendant bien trop sage,
La mort, sans que sur l'intrus elle ne s'arrête.
.
Peu à peu, à un rythme toujours plus rapide,
Les tirs ont brisé mes os, lacéré mes chairs,
En même temps que coulait mon vital fluide
Qui retrouvait ainsi la terre nourricière.
.
Je savais que le petit regardait toujours
Et qu'il voyait ce qu'il n'aurait jamais dû voir.
J'étais à présent mort, mais mon âme et mon amour
Continueraient à subsister dans son regard.
Alors j'ai aussi levé les yeux vers le ciel.
Ce faisant, j'ai aperçu un enfant charmant
Qui se cachait d'une manière naturelle.
.
J'ai ressenti l'impact de la première balle,
Mon épaule me lançait, je restais debout.
Je sentais la douleur mais je n'avais pas mal
Et j'espérais qu'il en soit ainsi jusqu'au bout.
.
Ma dernière vision serait ce doux visage,
Mais il ne fallait pas que je tourne la tête.
Je fermais les yeux, en attendant bien trop sage,
La mort, sans que sur l'intrus elle ne s'arrête.
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Peu à peu, à un rythme toujours plus rapide,
Les tirs ont brisé mes os, lacéré mes chairs,
En même temps que coulait mon vital fluide
Qui retrouvait ainsi la terre nourricière.
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Je savais que le petit regardait toujours
Et qu'il voyait ce qu'il n'aurait jamais dû voir.
J'étais à présent mort, mais mon âme et mon amour
Continueraient à subsister dans son regard.
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